Lexique
Parler canadien
Chaque mot de cette page revient dans les formulaires officiels, et chacun peut faire rejeter un dossier s'il est mal compris.
Le lexique, pour tout comprendre
L'immigration a son jargon. Voici tous les termes utilisés sur ce site, en langage simple.
Le système en ligne du gouvernement canadien pour sélectionner les travailleurs qualifiés qui deviendront résidents permanents. C'est la voie principale d'immigration hors Québec.
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : le ministère qui gère toute l'immigration. C'est la seule source officielle, et c'est aussi celle de nos données.
Le « Système de classement global » : chaque candidat reçoit un score sur 1 200 points selon son âge, ses diplômes, ses langues et son expérience. Plus ton score est haut, plus vite tu es invité.
Régulièrement, IRCC invite les candidats dont le score dépasse un certain seuil. Certains tirages sont réservés aux francophones, avec des seuils bien plus bas.
Si ton score passe le seuil d'un tirage, tu reçois une invitation à demander la résidence permanente. Tu as alors 60 jours pour déposer un dossier complet.
Les « niveaux de compétence linguistique canadiens » : l'échelle officielle (de 1 à 12) qui mesure ton français. Le NCLC 7 correspond environ au niveau B2 européen, et c'est le seuil des tirages francophones.
La même échelle, côté anglais (« Canadian Language Benchmarks »). Même un niveau modeste (CLB 5) rapporte gros à un candidat francophone.
Les deux tests officiels acceptés pour prouver ton niveau de français. Côté anglais : IELTS ou CELPIP. Les résultats sont valides 2 ans.
Le statut qui te permet de vivre, travailler et étudier au Canada sans limite de durée. C'est l'étape avant la citoyenneté, et c'est l'objectif du parcours Entrée express.
L'« évaluation des diplômes d'études » : la reconnaissance officielle de tes diplômes étrangers par un organisme agréé (comme WES). Obligatoire pour compter tes points d'études.
Le « Programme des candidats des provinces » : une province te sélectionne et tu gagnes 600 points d'un coup, ce qui rend l'invitation quasi certaine.
La « Classification nationale des professions » : le code officiel de ton métier, qui détermine ta catégorie TEER et donc ton admissibilité. Notre outil couvre les 516 professions officielles.
Le « numéro d'assurance sociale » : le numéro indispensable pour travailler et être payé au Canada. C'est l'une des toutes premières démarches à l'arrivée.
Un « consultant réglementé en immigration canadienne » : avec les avocats, le seul professionnel autorisé par la loi à donner du conseil personnalisé payant sur ton dossier.
Ton historique financier canadien, qui conditionne logement, carte bancaire et crédit auto. Tu pars de zéro en arrivant, et certaines erreurs peuvent la faire chuter.
Étude d'impact sur le marché du travail, LMIA en anglais. Le document qu'un employeur canadien doit normalement obtenir pour embaucher un étranger, en prouvant qu'aucun Canadien ne pouvait occuper le poste. C'est long et coûteux, et c'est pour ça que les dispenses comptent tant : Mobilité francophone en est une.
Formation, études, expérience et responsabilités. La catégorie qui classe chaque profession de 0 à 5 selon sa qualification. Le deuxième chiffre de ton code de profession donne ton niveau FÉER : un code en 21 ou 22 est en FÉER 1 ou 2, un code en 75 est en FÉER 5. Plusieurs voies provinciales excluent d'office les niveaux 4 et 5.
Le certificat par lequel une province te choisit. Elle ne donne pas la résidence permanente : c'est ensuite IRCC qui la délivre, après ses propres vérifications. Une désignation liée à l'Entrée express vaut 600 points au score.
Le formulaire par lequel tu te signales à une province, souvent appelé EOI. Ce n'est pas une demande : tu entres dans un bassin, tu es classé, et seuls les mieux placés reçoivent une invitation. Elle reste valable un an en général, et n'est jamais traitée par ordre d'arrivée.
Un employeur autorisé par une communauté ou une province à recruter à l'étranger dans le cadre d'un programme précis. Sans son offre, les programmes pilotes sont fermés. Les listes sont publiques et gratuites : personne ne peut te vendre l'accès à ces offres.
Une mention apposée sur un certificat de métier provincial, qui le rend valable partout au Canada. Elle suppose de réussir un examen et ne s'obtient pas depuis l'étranger. Le détail des métiers concernés et de ce qu'ils paient est sur la page des métiers Sceau rouge.
L'argent que tu dois prouver posséder pour t'installer, par une lettre officielle de ta banque. Ni emprunté, ni immobilier, ni carte de crédit. Le montant dépend de la taille du foyer, et certaines provinces appliquent leur propre barème, plus bas que le fédéral au Manitoba.
Un permis attaché à un seul employeur, par opposition au permis ouvert qui laisse travailler pour n'importe qui. Les programmes pilotes délivrent un permis fermé de deux ans, et le conjoint obtient en général un permis ouvert.
Le titre délivré par une province qui atteste que tu peux exercer un métier chez elle. C'est l'une des deux portes du programme fédéral des métiers spécialisés, l'autre étant une offre d'emploi. Il s'obtient après une évaluation de qualification puis un examen.
Un renseignement faux ou incomplet, même par omission. C'est la seule erreur qui ne se répare pas : elle entraîne le refus et l'interdiction de demander la résidence permanente pendant cinq ans. Les autres erreurs coûtent du temps et des frais, celle-ci ferme la porte.